Les personnes déficientes visuelles souffrent bien sur des mêmes types de maux que les personnes voyantes.

Mais à ces maux, s’ajoutent aussi des douleurs liées à des postures, des tensions qui sont à mettre en relation sans aucun doute avec le déficience visuelle et les compensations qu’elle impose. C’est sur ce point que ma connaissance de la déficience visuelle et de ses conséquences m’a permis d’obtenir de bons résultats en séances d’ostéopathie.

A titre d’exemple, je peux citer l’utilisation des aides techniques qui peuvent entrainer des troubles musculo-squelettiques comme l’utilisation de la canne blanche et des douleurs à l’épaule, au poignet, des tensions au niveau des muscles de la base du cou.

L’utilisation du potentiel visuel et les positions de port de tête qu’elle impose entraine aussi des tractions non physiologiques sur l’ensemble de la colonne vertébrale.

L’ostéopathie a aussi un rôle à jouer dans l’ajustement de l’axe corporel, des tensions responsables de déviations squelettiques qui peuvent freiner une progression dans un processus de rééducation.

Enfin, la nécessité d’un état de concentration permanent pour la gestion de l’environnement, de l’espace, par peur d’un accident induit un état de tension, de stress et de fatigue qui peut être soulagé par l’ostéopathie et des conseils à appliquer au quotidien.

Les personnes déficientes visuelles ont difficilement accès aux séances d’ostéopathie : parfois pour des difficultés de déplacement, méconnaissance de la profession, peur des manipulations agressives. Ces freins peuvent être levés par des séances à domicile, un professionnel qui décrit les différents gestes qui vont être effectués, en expliquant le pourquoi et le choix des techniques.

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